Les réseaux locaux et plateformes citoyennes
À côté des grands acteurs du numérique, de petites structures inventives se sont développées, parfois discrètes mais efficaces, au plus près des réalités rurales.
Les panneaux de covoiturage et points-relais
Un exemple frappant dans la vallée : l'apparition, en lisière des bourgs ou près des écoles, de panneaux “Ici, covoiturage”. Ces points-relais (souvent près des abribus ou parkings partagés) encouragent la rencontre spontanée, avec ou sans inscription.
- À Montignac-Lascaux : la mairie a installé deux aires de covoiturage, créant ainsi un petit réseau informel où se croisent retraités, salariés et artisans chaque matin.
- Le SMD3 (Syndicat mixte départemental des déchets) : anticipe la mise en place d’une application locale de covoiturage liée au ramassage des encombrants (source : compte-rendu SMD3, 2023).
Ce sont souvent des associations culturelles, ou les CCAS, qui poussent à l’émergence de ces solutions de terrain. À Peyzac-le-Moustier, une boulangerie familiale tient une “boîte à trajets” : chacun peut glisser sur papier ses besoins (rendez-vous médicaux, courses) et les propositions de partage de véhicule.
RésO Vézère, ou l'esprit du collectif
Depuis 2022, l’association RésO Vézère, basée à Thenon, expérimente un service de “covoiturage solidaire”. L’idée jaillit d’un besoin identifié lors des Assises de la Mobilité Dordogne : permettre aux personnes âgées ou sans voiture, d’aller chez le médecin ou au centre-bourg, grâce au bénévolat de voisins véhiculés.
- 20 bénévoles actifs sur la zone Thenon-Le Bugue. Trajets principalement médicaux, de courses et culturels.
- Une charte est signée par conducteurs et passagers : ponctualité, partage des frais suggéré (France Bleu Dordogne).
- Téléphone ou SMS pour planifier les trajets – simplicité maximale pour ceux sans Internet.