Un transport public longtemps en retrait : ancrages, habitudes et défis
La Dordogne, département le moins densément peuplé de Nouvelle-Aquitaine après la Creuse, est réputée pour ses paysages, mais aussi, selon nombre de ses résidents, « pour la voiture reine ». Jusqu’au début des années 2000, l’offre de transports collectifs y restait embryonnaire, façonnant des habitudes solidement ancrées. La vallée de la Vézère n’y fait pas exception :
- Petit nombre de lignes régulières TER sur l’axe Périgueux - Les Eyzies - Sarlat
- Quelques circuits de bus scolaires, élargis depuis 2019 à un public adulte limité (source : Région Nouvelle-Aquitaine)
- Lignes interurbaines régionale, parfois à la fréquence hebdomadaire
Pour beaucoup d’habitants croisés sur les marchés de Montignac ou à la sortie des écoles de Terrasson, prendre le bus était surtout l’affaire “des enfants ou de ceux qui n’avaient vraiment pas le choix”. Une retraitée de Saint-Léon-sur-Vézère confie : “Les horaires sont rares, il faut s’arranger pour le médecin, le marché… La voiture, sinon rien.”
Ce rapport à la mobilité marque un attachement à la liberté individuelle, la possibilité d’étirer les trajets selon les nécessités du quotidien – mais aussi une forme d’isolement, en particulier pour les jeunes, les personnes âgées ou non-motorisées.