Les clubs sportifs mutualisés : une réponse de bon sens
Qui a déjà roulé sur les petites routes de la vallée a sans doute aperçu une scène réconfortante : un minibus loué devant une salle polyvalente, quelques adultes affairés, et, au fil des heures, une ribambelle d’enfants en maillot ou baskets, venus des quatre coins des alentours… Ici, le sport ne connaît plus de frontières communales.
L’exemple du SCA Terrasson Foot
Le SCA Terrasson Foot, par exemple, accueille chaque saison près de 120 enfants, venus aussi bien de Terrasson que des petites communes alentour telles que La Cassagne, Le Lardin-Saint-Lazare ou Azerat. Ce modèle mutualisé n’est pas unique : dans la Vézère, une majorité de jeunes sportifs évoluent au sein d’associations intercommunales, qui permettent :
- Une mutualisation des moyens (entraîneurs, matériel, minibus, locaux).
- L’accès pour tous, y compris pour les villages de moins de 500 habitants.
- La création de liens entre les communes et leurs habitants.
Comme ailleurs, la baisse démographique frappe l’intérieur rural (source : INSEE) et le maintien de ces clubs dépend beaucoup de l’investissement bénévole. À La Bachellerie, le club de judo tient encore debout grâce à la ténacité de Françoise, ancienne professeure devenue secrétaire de l’association : « Quand il faut traverser la vallée pour un entraînement, on s’arrange, on covoiture. On invente des solutions pour que personne ne reste sur le bord du chemin. »