La gestion moderne : protéger en laissant vivre le mythe et la nature
Depuis les années 1980, la forêt de Brocéliande est considérée comme un laboratoire de gestion concertée. Si plus de la moitié de sa surface demeure la propriété de grandes familles ou d’organismes privés, une charte de territoire unit aujourd’hui l’ensemble des gestionnaires publics et privés pour préserver les habitats et le patrimoine immatériel.
La cohabitation des usages — promenade, pèlerinage, tourisme littéraire, chasse, sylviculture douce — constitue parfois un défi. Pourtant, des compromis ont été trouvés, favorisant la régénération naturelle et la réduction des coupes rases. La création de sentiers balisés, la limitation des zones accessibles aux chevaux, ou encore la protection stricte des zones humides les plus fragiles témoignent de cette gestion réfléchie.
| Type d'espèce |
Nombre recensé |
Statut de protection |
| Plantes vasculaires |
~700 |
60 protégées |
| Oiseaux |
130 |
20 nicheurs rares |
| Mammifères |
39 |
12 sensibles |
| Papillons |
88 |
8 menacés (e.g., Damier de la Succise) |
Ce mode de gestion limitant la fréquentation de certains sites sensibles, la légende arthurienne constitue ainsi, paradoxalement, une alliée pour la préservation du patrimoine naturel.