Causses du Quercy : témoignages et anecdotes du terrain
En cheminant sur le causse de Livernon, une habitante raconte : « Mon grand-père disait que la terre refusait l’oubli ; là où la pierre affleure, il faut écouter. Des nuits entières, il guettait, au creux d’un muret, la loutre ou le hibou. Il vivait au rythme du vrai, du dur, du saisonnier… »
À la fontaine de Saint-Namphaise, les anciens évoquent ce « saint berger », retiré dans une grotte, guérisseur des hommes et des bêtes. Sa source, encore vénérée, attire chaque année les mains en quête de fraîcheur, récit transmis de génération en génération (Source : « Le livre des merveilles du Quercy », Jean Clottes, archéologue et préhistorien).
Si le vent s’engouffre dans les cloups, il se murmure que l’esprit du causse veille – ni hostile ni compatissant, simplement présent, silencieux compagnon pour ceux qui empruntent ses drailles.