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Le Chêne pubescent (Quercus pubescens)
Portrait : Parfois confondu avec le chêne blanc, le chêne pubescent se distingue par son feuillage mat, duveteux au revers. Présent sur les causses et coteaux calcaires de la vallée, il prospère à la marge des grandes forêts.
Pourquoi il résiste : Sa rusticité est légendaire : il supporte jusqu’à 45°C, survit à des sécheresses répétées (saison 2003 à Sarlat, données ONF), régénère même après incendie. Ses racines explorent profondément la roche. Il lâche ses feuilles dès que la sécheresse sévit, une stratégie d’économie.
Petit détail : Les charbonniers locaux préféraient son bois, « plus dur que les étés du Périgord », pour nourrir les anciens fours à charbon. Aujourd’hui, les forestiers le recommandent autour de Montignac ou Les Eyzies pour des haies résilientes.
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Le Châtaignier (Castanea sativa)
Portrait : Roi déchu des plantations du Périgord noir, le châtaignier a longtemps nourri familles et cochons. Il s’épanouit sur des sols acides, parfois ingrats, mais demande de la lumière.
Pourquoi il résiste : Une étonnante tolérance aux longues sécheresses (y compris lors de l’été 2019, relevés Agreste Aquitaine) et une capacité à repartir après dégâts, le châtaignier conserve sa vigueur là où d'autres dépérissent.
Petit détail : Si le redouté chancre ou l’encre menacent, ces maladies sont moins virulentes sur souches anciennes en peuplement mixte. Les Marrons de la Saint-Martin rappellent encore chaque novembre la place du châtaignier dans le calendrier rural.
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Le Pin maritime (Pinus pinaster)
Portrait : Installé depuis des millénaires sur le littoral atlantique, mais aussi sur les sables et terrasses de la Dordogne occidentale, le pin maritime évoque les landes et les souvenirs d’enfance.
Pourquoi il résiste : Adapté aux sols pauvres, il tolère canicules, incendies répétés (régénère vite après feu grâce à ses cônes sérotines), et périodes de sécheresse grâce à ses aiguilles peu gourmandes en eau.
Petit détail : Après la tempête de 1999, les pins de la Double ont reverdissé avant les autres arbres. Une odeur de résine flotte sur les chemins dès l’été, signature de sa vigueur.
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L’Alisier torminal (Sorbus torminalis)
Portrait : Discret, l’alisier torminal tisse la lisière de nos forêts sur calcaire. Petite taille, feuilles découpées, il passe souvent inaperçu.
Pourquoi il résiste : Il endure la sécheresse, tolère le froid comme les étés brûlants, prospère sur sols arides peu épais. Rares sont les parasites ou maladies qui l’affectent.
Petit détail : Bois prisé des luthiers, petits fruits bruns blets autrefois ramassés « pour le plaisir d’un goût âpre, secret ». L’ONF recommande sa plantation en diversification climatique.
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Le Genévrier commun (Juniperus communis)
Portrait : Épineux, odorant, taillé par le vent sur les pelouses calcaires, il se distingue par ses baies bleu foncé. Véritable relique glaciaire, il colonise landes et croupes pierreuses.
Pourquoi il résiste : Il grandit lentement, résiste à la fois au grand froid et à la canicule, s’enracine là où la terre semble manquer. Il se passe d’arrosage, même la première année.
Petit détail : Jadis, on suspendait des rameaux dans les étables contre les épidémies. Ses baies parfument encore certaines eaux-de-vie artisanalement distillées dans la vallée.
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L’Aulne glutineux (Alnus glutinosa)
Portrait : Sentinelle des rivières et ruisseaux, ses racines s’ancrent dans les berges de la Vézère. Feuilles arrondies, écorce sombre, fruits portés en cônes.
Pourquoi il résiste : Malgré une préférence pour l’humidité, il supporte brèves sécheresses, submersions ponctuelles, et possède une capacité unique à fixer l’azote atmosphérique, ce qui le rend pionnier après tempête ou glissement de terrain.
Petit détail : Il fournit abri aux loutres et nourrit quantité d’insectes aquatiques. Les anciens teignaient les filets à pêche avec son écorce, réputée résistante.
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L’Érable de Montpellier (Acer monspessulanum)
Portrait : Petit arbre méditerranéen, il remonte les vallons secs du Sud-Ouest, reconnaissable à ses feuilles trilobées vernissées.
Pourquoi il résiste : Il tolère les expositions brûlantes, les sols maigres, le calcaire. L’épreuve des sécheresses répétées semble lui réussir là où d’autres érables flétrissent (relevé par les botanistes de la Société Linnéenne de Bordeaux).
Petit détail : Son bois, autrefois employé pour les manches d’outils, était dit « aussi ferme que l’ombre d’un été ». Aujourd’hui, il égaie les haies champêtres entre Mauzens et Thenon.