Le métier d’assistante maternelle : vocation et défis en Vézère
Devenir assistante maternelle dans la vallée exige autant de passion que d’endurance. Elles sont pour la plupart dans la quarantaine ou la cinquantaine, formées chaque année via le Département. Mais, malgré la demande, le métier peine à recruter. Entre 2015 et 2023, leur nombre a chuté de 12 % à l’échelle départementale (source : Département de la Dordogne). Les causes ? Salaires modestes, isolement professionnel, attentes accrues (formation continue obligatoire, normes de sécurité), charge émotionnelle élevée.
Solange, à Peyzac-le-Moustier, confie :
« J’adore les petits, mais parfois, la solitude du métier et les démarches administratives découragent. Nous manquons d’espaces de rencontre, c’est essentiel pour garder l’énergie. »
Quelques relais petite enfance (RPE, ex-RAM) existent, pour informer et soutenir, mais leur rayonnement reste modeste. Les réunions collectives, ateliers d’éveil communs sont plébiscités mais peu nombreux, faute de moyens et de professionnels.