L’impact économique direct : le marché, un véritable moteur de l’emploi local
Première fonction essentielle : le soutien direct aux producteurs locaux. Sur un marché de village, la grande majorité des commerçants sont, justement, producteurs — fruits, légumes, fromages, produits de la ferme, miel, truffes… Les marchés français représentent 15 à 20 % du chiffre d’affaires de vente directe des producteurs agricoles, selon l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRAE). Cette part grimpe jusqu’à 50 % dans certaines filières, comme les maraîchers bio ou les petits éleveurs.
Sur la place du marché de Montignac, Patrice, apiculteur installé à Thonac, me confiait récemment :
« Le samedi, c’est 70 % de mes ventes de la semaine en direct. L’été, cela me permet d’embaucher un saisonnier. »
À l’échelle nationale, les marchés hebdomadaires génèrent entre 135 000 et 180 000 emplois directs ou induits, d’après la Fédération Nationale des Marchés de France. Cela inclut producteurs, commerçants non sédentaires, aides, transporteurs et parfois, animateurs touristiques.
Les marchés, bouillons de circuits courts
L’un des leviers économiques les plus puissants reste la fidélisation d’un modèle de circuit-court : chaque euro dépensé sur un marché local irrigue le territoire, avec un effet multiplicateur calculé à 1,8 (banque Crédit Coopératif, étude 2022), bien supérieur à celui d’un achat en grande surface. Cela s’explique simplement : un maraîcher investit chez l’artisan voisin, emploie un jeune du village, consomme près de chez lui.