L’impact sur les oiseaux, les reptiles et autres visiteurs du compost
Les oiseaux trouvent dans le compost une ressource précieuse, surtout en période de nidification. Les merles, rouges-gorges ou mésanges y repèrent larves, petits insectes, parfois même un ver de terre inattentif remontant en surface. Plusieurs études naturalistes (LPO, 2017) recensent régulièrement ces visiteurs, en Dordogne comme en Bretagne. Mais si l’accès au compost est continuel, les jeunes oiseaux peuvent, parfois, rencontrer des restes non désirés (cheveux, petits plastiques), sources d’accidents.
Pour les reptiles, le compost représente aussi un abri tiède en hiver : orvets, lézards des murailles, et parfois jeunes couleuvres s’y réfugient. Cependant, les retournements trop fréquents du tas peuvent déranger leur cycle d’hibernation.
Les amphibiens, grenouilles ou crapauds, y sont rarement observés sauf dans des jardins très humides, mais quelques témoignages soulignent qu’un compost bien géré, jamais sec sur toute sa profondeur, peut devenir un refuge inespéré après une tonte de printemps.