Travaux sur le pont de Montignac

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Jusqu’au XVIe siècle, deux routes principales traversaient la région, l’une par Brive et le pont des Treize arches reliait le Païs de France et Limoges pour rejoindre Toulouse et le sud, l’autre par Montignac joignait La Rochelle et Limoges à Sarlat, Cahors et Toulouse. Terrasson, situé sur l’axe Lyon-Bordeaux, n’était qu’une voie de passage de la Vézère secondaire. Montignac possédait alors un pont fortifié avec en son centre une tour comme celles du pont Valentré à Cahors.
 
 
Pont sur la Vézère
Photo Jean-Luc Kokel
 
Malgrè la destruction de son pont en 1580 par les troupes du protestant Geoffroy de Vigan, puis par la crue de 1620, l’urbanisme de Montignac porte à croire que cette cité conserva un rôle majeur
Jusqu’au XVIe siècle, deux voies importantes (grands chemins royaux) faisaient communiquer Limoges et le « Païs de France », avec Toulouse et les provinces du sud, l‘une, par Brive et Cahors ; l’autre, par Montignac, Sarlat et Cahors. Terrasson se trouvait entre les deux, sensiblement à égale distance de Montignac et de Brive, sur la voie transversale qui, de Lyon, conduisait à Bordeaux par Tulle, Brive, la Forêt-Barade et Bergerac.
Les communications, directes entre Terrasson et Cahors pouvaient bien, sans doute, s’effectuer par Sarlat, mais en utilisant des chemins montueux, difficiles et le plus souvent inabordables, auxquels était préféré l’itinéraire par Montignac.
Cet état de choses subsista jusqu’à l’époque où le pont de Montignac ayant été brûlé et rompu par le capitaine de Vivans, en mars 1580[9] ; seul, le pont de Terrasson permit la traversée, commode et sûre, d’une rivière à allure torrentielle, sujette à de fréquents débordements.
La pont de Montignac, brûlé en 1580 par les protestants, fut reconstruit puis emporté par les crues de1620. Le pont actuel, bâti entre 1766 et 1777, remplaça le bac utilisé pendant 150 ans.
 
Seul aussi il permit, mais non « sans se dévoyer grandement du chemin accoutumé » les communications avec Sarlat et les au-delà ; ce qui valut à l’abbaye de devenir, à cause de sa forte situation, un centre de résistance recherché. Il est superflu d’ajouter que Terrasson – bourgade ouverte ne retira que ruines et désolations de cette préférence imposée.
 
  

347124jlk Photo Jean-Luc Kokel

Rénovation du pont de Montignac

Le vieux pont de Montignac n’est pas très ancien, sa construction a débuté en 1728 et ne fut achevée qu’en 1777, soit il y a moins de deux cent cinquante ans. Contrairement à l’idée répandue à Montignac, ce pont avait déjà bénéficié de travaux de restauration limités après la crue remarquables de 1960.
Les travaux actuels entrepris en mars 2015 devraient se poursuivre jusqu’en septembre 2015, ils sont réalisés par l’entreprise Guy du Buisson-Cadouin, les échafaudages seront donc en place jusqu’en septembre. Ce pont étant inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, ces travaux sont supervisés par l’architecte des bâtiments de France.
Lors de ces travaux, 60 m3 de pierres dégradées sont remplacés en totalité par des pierres de forme et de nature équivalente venant de la carrière de Mauzens-et-Miremond ; l’une des deux seules carrières encore ouvertes, l’autre se situant aux Eyzies. Les différences de couleurs entre les pierres que certains ont pu observer proviennent d’un veinage présent dans le calcaire de la carrière d’où elles sont extraites. Les pierres sont solidarisées entre elles par des agrafes en inox afin de se prémunir contre les déformations du pont. Sous les arches du pont, une armature de grillage et de barres d’inox reçoit actuellement une projection de chaux hydraulique de Saint-Astier, ayant à la fois la faculté de durcir sous l’eau et de se recarbonater au contact de l’air. Ce traitement devrait assurer une bonne pérennité à l’ouvrage une fois les travaux suivants réalisés.
Le problème principal de ce pont est la conséquence d’une absence d’étanchéité du tablier de celui-ci, l’eau s’insinuant dans la structure inférieure et la dégradant. À ce phénomène est venue ajouter la fuite d’une canalisation d’eau qui a rapidement été résorbée par Véolia dès qu’elle a été détectée. Pour remédier à ce problème, des travaux de reprise du tablier seront engagés en février 2016, probablement pour profiter du niveau de circulation réduite à cette époque. Le roulement sera entièrement repris avec une étanchéification de celui-ci.
 
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Photo Jean-Luc Kokel

 
Ces travaux, sauf ceux relatifs au tablier qui sont à la charge de la commune, sont financés par le conseil départemental de la Dordogne. Nous attendons l’avis du conseil départemental depuis deux semaines, nous apporterons éventuellement des corrections à cet article s’il y a lieu.
 
 

Photographies de Jean-Luc Kokel

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