Pépiniéristes et signalétique jouent à cache-cache

Faut-il en rire ou en pleurer ?

Vous voyez ce panneau ? Non, évidemment, et cela ne peut pas s’arranger, les feuilles vont se multiplier et les arbres pousser. Nous sommes avenue de Lascaux en face de la maison de retraite, à deux pas des écoles.

Les conducteurs de véhicules peuvent-ils prendre en compte ce panneau ? Celui-ci est censé protéger les enfants.

Sur toute la longueur de l’avenue de Lascaux, arbres et signalétique sont rigoureusement alignés, on pressent une volonté de rationalisation, mais pas d’efficacité, sauf s’il s’agit de multiplier les contraventions. Qui en est le responsable, qui a planté en dernier arbres ou panneaux ?

On pourrait multiplier les images de panneaux plus ou moins cachés en cette période hivernale, sachant qu’à la belle saison, le résultat aura empiré. Qui est responsable ? La commune, la Communauté de communes ou le Département ? La loi NOTRe simplifie la gestion administrative du territoire, il faut le dire et le répéter, nous finirons par adhérer à cette maxime.

Autre lieu, au débouché du chemin de Gouny sur la rue du Barry, même constat. Pour le moment, le panneau est clairement visible, mais un peu de patience, avec le développement de la végétation, l’affaire sera vite entendue, et le panneau Stop deviendra invisible.

Ici, c’est clairement le pépiniériste qui a œuvré, s’attachant plus à l’espace entre deux arbres défini dans son cahier des charges. Ce n’est pas forcément le cas avenue de Lascaux, à vérifier.

Dernier exemple, qui ici doit dépendre des services techniques de la municipalité, mais ce n’est pas certain, à la sortie de la rue du Barry, dans le secteur réservé aux riverains, mais que des automobilistes pressés utilisent comme un raccourci. En cherchant bien, à droite on aperçoit un soupçon de panneau.

Zone de rencontre

D’autant qu’à cette intersection, l’on arrive dans une zone de rencontres, ce dont les conducteurs qui cherchent dans le secteur une solution pour réduire leur temps de parcourt n’ont que faire. Bien peu de Français connaissent ces zones de rencontrent, et ils sont essentiellement urbains ; ici, à Montignac, c’est une nouveauté, légale certes, mais mal connue.

Zone de rencontre, une réglementation qui date de 2008 et qui est encore bien peu comprise et reconnue. Le panneau est un parangon de complexité, bien que plus ou moins commun à une bonne partie de l’Europe ; de taille réduite, sans présignalisation, il comporte quatre symboles sur un même panneau.

Trois principes sont communs aux notions de zone de rencontre dans les différents pays européens :

  • la priorité est donnée aux piétons qui n’ont pas obligation de se déplacer sur les trottoirs, s’ils existent ;

  • la vitesse de tous les véhicules est limitée à 20 km/h ;

  • régime de priorité par défaut aux intersections (ex. priorité à droite en Europe continentale).

Signer un document pour la mise en place une zone de rencontre, c’est bien, mais c’est aussi bien insuffisant, ensuite il faut le faire largement savoir. Sur ces zones, les piétons peuvent se déplacer toute à leur guise, encore faut-il que les automobilistes qui passent par ces endroits en soient informés, car sinon, c’est suicidaire pour les piétons… Un voyant marquage au sol, voire ostentatoire, n’est pas obligatoire, mais rien n’interdit d’en réaliser un ! Sinon, ces zones à vitesses réduites sont totalement illisibles, d’autant qu’il y a un secteur à 30 km/h devant Lascaux et un autre devant les écoles. Qui sera responsable s’il y a accident et que les automobilistes sont reconnus de bonne foi ?

Les marquages au sol peuvent être des panneaux « Zone de rencontre » fortement agrandis sur la largeur de la rue, des dessins ou mieux un zébrage sur l’intégralité de la zone afin de rendre lisible le secteur protégé.

 

Laisser un commentaire