Médecin de campagne, un thème porteur

Salle comble au Vox de Montignac le vendredi 18 mars 2016 pour l’avant-première du film « Médecin de campagne », le dernier film de Thomas Lilti. Sur le film lui-même, pas grand-chose à dire, si ce n’est François Cluzet et Marianne Denicourt sont de bons acteurs. L’attrait de la séance venait surtout du débat qui clôturé la soirée dans lequel Sandra Malfatti et Jean-Pierre Paoli, médecin à Montignac.

On commence par souligner que les médecins qui prennent leur temps, on voit surtout cela dans les films, car il manque de médecins dans les campagnes.

Le docteur Malfatti qui a exerçait durant dix ans dans un village du Lot de cinq cents habitants, mais qui desservait aussi les villages aux alentours, a fini par préférer un emploi salarié. Elle était seule dans un bassin de quelques milliers d’habitants.

Les maisons médicales ? Elles sont une fausse bonne idée, car ces maisons ne sont rien rien sans médecin, elle n’apporte pas une cohésion de l’équipe médicale, car s’elle-ci existe déjà de fait. Amener des médecins étrangers, pourquoi pas, mais encore faut-il que ceux-ci restent ! De plus, il y a un refus clair et net des maisons de santé gérées par l’ARS (Agences Régionales de Santé), le médecin n’étant plus maitre de ses décisions, mais inféodé à des administratifs qui piloteraient effectivement ces choix médicaux.

Problème que ne semble pas avoir prévu les technocrates, le grand nombre de médecins qui vont partir à la retraite alors qu’il manque de jeunes médecins qui sortent de faculté. En cause, la mauvaise gestion du « numerus clausus », ainsi que la liberté d’installation ; encore faut-il trouver le bon compromis, laisser une marge de choix tout en incitant à une bonne répartition des médecins.

La rémunération des déplacements ? Ce n’est pas vraiment un problème avoue le docteur Paoli, bien ce dédommagement n’ait pas été réévalué depuis longtemps. Par contre, ces déplacements en campagne sont plutôt agréables, et plus rapides que des déplacements en ville, même si les distances en ville sont plus courtes.

Le docteur Paoli insiste sur la souffrance des médecins qui s’occupent de tous, et personne ne s’occupe d’eux ; on rentre tous les soirs avec toutes les misères du monde dans sa sacoche, et on doit faire avec.

La soirée s’est terminée autour d’une légère collation, ce qui a permis d’échanger avec les intervenants.

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