Le Lébérou nouveau est arrivé

Et il court sur de grandes échasses que lui a dessinées Valérie Gatinel.

Le festival du Lébérou, du 3 au 26 novembre, promène les conteurs dans tout le Montignacois, au Nord-Ouest du Sarladais et parfois bien au-delà; des conteurs connus, et d’autres à découvrir. Le programme est en ligne et certains spectacles sont déjà pratiquement complets, de nombreuses salles n’accueillant guère plus de 120 personnes. https://www.contesduleberou.com/programme-2017 et 06 85 13 91 15.

Cette année, une nouveauté et un changement conjoncturel, premièrement une journée de fête du Lébérou le 18 novembre avec trois spectacles et un repas pour 15 €. Le premier spectacle gratuit, mais sur réservation, à Coly : Voyage Voyage ! un apéro-clowns avec Paulette Dekkers et Alain Brindel. La suite se passe à Saint-Amand-de-Coly avec Grand jeu à bord de l’impossible par Christian Taponard, un petit repas puis Contes sortis du sac par Philippe Campiche.

Le changement : la rencontre de Yannick Jaulin à la bibliothèque de Montignac est déplacée à la salle Jean Macé en association avec le festival DocumenTerre qui organisait au même moment sa matinée occitane.

Dimanche 12 à 10h30, rencontre avec Yannick Jaulin, sur le thème du parcours de vie de Yannick Jaulin, Montignac, bibliothèque municipale

Le reste du programme

  • Vendredi 3 à 20h30, Jeanne Ferron nous contera l’histoire de Juliette et de son Roméo sous le regard de la nourrice de Juliette, au PIP, Les Eyzies-de-Tayac ;

  • Samedi 4 à Montignac à la salle Jean Macé, Alberto Garcia Sanchez raconte la genèse des objets dans la vie des hommes, « Machintruc », suivie d’un repas, précédé à 15h au même endroit d’une conférence : le conte, une arme contre l’oubli ;

  • Vendredi 10 à 20h30 au foyer rural de Marcillac-Saint-Quentîn, Luigi Rignanèse, il vaut mieux en rire que d’en mourir « Tutti Santi Tutti Pagani » (+ de 11 ans), suivi d’un repas ;

  • Samedi 11 à 20h30 à la salle des Fêtes de Plazac, YannickJaulin et Alain Larribet autour de « Ma langue maternelle va mourir et j’ai du mal à vous parler d’amour », suivi d’un repas ;

  • Dimanche 12 à 16h00 à la salle des Fêtes de Plazac, Yannick Jaulin et Alain Larribet autour de « Ma langue maternelle va mourir et j’ai du mal à vous parler d’amour » ;

  • Vendredi 17 à 20h30 à la salle des Fêtes de Saint-André-Allas, Philippe Campiche Isabelle Bouhet avec trois musiciens , « Kalavrita des mille Antigone », le Péloponnèse sous la botte nazie, suivi d’un repas ;

  • Vendredi 24 à 20h30 à la salle des Fêtes de Saint-Léon sur Vézère, Les Volubiles avec l’amour comme un jeu dans « Deux », suivi d’un repas ;

  • Samedi 25 à 20h30 à la salle des Fêtes de Fanlac, Clément Bouscarel vous raconte une histoire qui a commencé il y a fort longtemps, « Contes d’hier pour préparer demain… », suivi d’un repas ;

  • Dimanche 26 à 17h à la salle des Fêtes de Sergeac, Monique Burg et le bébé qui ne voulait pas sortir de sa mère, « Alors c’est pour quand ? »

***

Les spectacles scolaires auront lieu à la salle Jean Macé de Montignac et au PIP, Les Eyzies, les élèves viendront en bus pris en charge par l’organisation. Par élève, il est demandé 4 €, habituellement pris en charge par l’école ou la mairie. Cette année, seuls les enfants des écoles et des maternelles seront concernés, les enfants du collège ne viendront pas. L’année dernière, 1 800 élèves y ont participé en novembre et en janvier/février.

***

Artiste-bibliothécaire ou l’inverse, Valérie Gatinel travaille à la bibliothèque de Montignac, elle a suivi pendant deux ans les cours d’art plastique à la FAC de Bordeaux, mais elle aurait aimé y rester plus longtemps. Elle dessine et peint les affiches de DocumenTerre, le festival de CinéToile à Montignac, elle a aussi réalisé les visuelles de Castel-Merle et bien d’autres créations. Cette année, l’équipe du Lébérou avait décidé de s’offrir un visuel et c’est Valérie qu’ils ont choisie. Ces affiches sont peintes à l’acrylique, technique qui lui permet des effets de matière et de textures, sinon elle emploie aussi l’encre et l’aquarelle. Son Lébérou, un lièvre plutôt qu’un loup, qui doit parcourir sept villages en une nuit. Si elle a dessiné, le porteur est sur échasse, c’est à la fois pour dégager la vue sur le paysage du Périgord noir et pour donner une dynamique au visuel. Sur son dos, plein de sacs représentants les différents univers des conteurs.