Le grand chamboule-tout de la rentrée

Pas si simple !

Rythmes scolaires et retour à la semaine de quatre jours, un vrai casse-tête aussi près de la rentrée, en fait, il est pratiquement impossible de gérer l’intendance en si peu de temps. De plus, vient se surajouter une petite gâterie liée à la réforme territoriale qui distribue les compétences à la carte, chaque intercommunalité peut choisir les domaines qu’elle va gérer. Justement, en Vallée de l’Homme, la communauté a pris en charge les TAP, les Temps d’activités Périscolaires qui sont occupés par des NAP, Nouvelles Activité Périscolaires, comme le préconisait Françoise Cartron l’année dernière qui invitait les intercommunalités à gérer les TAP des écoles rurales ; en vallée de la Vézère, on ne l’a pas attendu pour se saisir de cette possibilité, on avait déjà la charge des centres aérés.

Vous ne voyez pas où je veux en venir.

C’est qu’aujourd’hui, le décret permettant le retour à la semaine de quatre jours est paru, et ce sont les mairies qui peuvent décider d’effectuer ce tête à queue, sur la proposition insistante des conseils d’école, beaucoup d’enseignants y sont favorables, pardi !, et souvent aussi les parents, mais pas tous. Donc, dans une communauté de communes, les communes peuvent décider en ordre dispersé de repasser à la semaine de quatre jours, mais ce qui se passe en dehors de l’école n’est pas de leur ressort. Des TAP ont été mis en œuvre, de nouveaux investissements, des embauches, sans compter les transports scolaires, les cantines, l’absence d’accueil pour les enfants le mercredi matin, tout cela nécessite du temps, des démarches administratives. Bref, il est impossible à l’intendance de suivre en si peu de temps, pour la rentrée 2018, pas de problème, mais en 2017, c’est matériellement et administrativement impossible. Ce soir, lors du conseil communautaire, Philippe Lagarde reconnaissait que le mieux serait probablement de ne rien faire, de remettre la décision à l’année prochaine, mais… Au final, c’est l’inspectrice d’académie qui pourrait avoir le dernier mot.

Un effet pervers peut également apparaitre avec des communes à quatre jours et leurs voisines à quatre jours et demi, comme pour la qualité des cantines, les parents choisiront à la carte et déplaceront leurs enfants à leur grès, par pure convenance, déséquilibrant de fait des territoires entiers.

 

 

Une idée, un rêve… Si l’on pouvait réformer l’école calmement, en mettant autour d’une même table les élus de tous les bords et des personnes concernées, oui, je rêve !