La nouvelle Galerie Montignac-Lascaux accueille Monique Peytral

Exposition haut de gamme de peintures lumineuses et de poteries rares. Au pied de cet immeuble en rénovation depuis plusieurs mois, au 15 quai Mérilhou à Montignac, face à la Vézère et tout près du vieux pont, la première galerie de Montignac ouvre ses portes dans des locaux particulièrement lumineux.

La « Galerie Montignac-Lascaux » est l’œuvre, l’activité jouissive, de Daniel Renouf, producteur de télévision désormais à la retraite. Avec System TV, il avait produit de nombreux documentaires, essentiellement pour Arte, dont les séries « Villages de France », « Paysages d’ici et d’ailleurs » ou « L’appel du bleu ». Il a ainsi fréquenté de nombreux artistes et, ayant de grandes affinités pour leurs productions, il lui est venu naturellement ce projet d’ouvrir cette galerie pour les exposer.

Monique Peytral, Daniel Renouf et Bettina Beylerian devant la nouvelle galerie.

Pour l’ouverture, il a fait appel à une artiste bien connue ici en Dordogne, et particulièrement à Montignac, Monique Peytral qui a œuvré durant dix ans sur le facsimilé de Lascaux 2. Depuis, après des passages à Paris, Marseille, elle s’est fixée dans le Pays basque, à Mauléon où elle a repris sa propre peinture colorée à souhait. Ses thèmes favoris sont les animaux, la nature et la danse. Beaucoup trouvent dans sa peinture des similitudes avec celle de Chagal. De son expérience sur la reproduction de la grotte de Lascaux, elle a beaucoup appris, en particulier de peindre avec le support. Celui-ci est un papier issu d’un moulin artisanal. Comme ce moulin ne produit plus de très grands formats, Monique Peytral a réduit la taille de ses toiles, elle qui était habituée aux fresques murales, même avant Lascaux.

Avec elle, une artiste céramiste est présente durant toute la période, Bettina Beylerian venue de Paris. Oui, en plein Paris, à proximité de Montparnasse, on peut trouver l’atelier d’une céramiste. Elle y dispose d’un four de potier électrique et, lorsque le besoin s’en fait sentir, elle loue des fours plus impotents en dehors de la capitale. Comme elle l’écrit sur son site Poussière de Terre, elle travaille sur « le grès : le grès étiré, craquelé, qu’illumine un émail sophistiqué, contraste entre âpreté et lumière ; la terre, croûte terrestre ou écorce, l’émail : lichen, terre mouillée, jade… » Mais elle travaille aussi sur la porcelaine : « d’une blancheur parfaite, avec une douce touche de couleur en son cœur, à peine marquée par endroit comme des traces de vie et d’amour. » Pas de porcelaine dans cette exposition, à part une pièce mixte grès-porcelaine.

Grès de Bettina Beylerian
Grès de Bettina Beylerian

Cette exposition est à découvrir jusqu’au 14 juillet 2015. Ensuite, Daniel Renouf prévoit de renouveler les œuvres et les artistes, toutes les trois semaines à un mois. Il est donc prudent de ne pas trop tarder à venir visiter cet endroit charmant.

Poussière de terre, le site de Bettina Beylerian.