La Laïcité avec une conférence et un arbre, plus un arbre de la biodiversité à Valojoulx

Lundi 29 février, à côté de la salle des Fêtes de Valojoulx, deux arbres ont été plantés devant un parterre de quelques Maires voisins (Aubas, La Chapelle-Aubareil, Saint-Léon), d’habitants et d’enfants, ainsi que de l’écologue du CAUE de Dordogne, Yannick Coulaud. Le premier arbre qui fut planté à l’extrémité du parking, l’a été au titre de la « biodiversité », un Chêne des marais, Quercus palustris, arbre de l’ouest des États-Unis d’Amérique introduit en Europe dès 1770, pouvant atteindre 20 m de hauteur et dont le feuillage devrait être éclatant à l’automne. L’opération s’est déroulée avec le concours d’enfants à qui l’on a également demandé de baptiser l’arbre ; ils ont choisi « Biovalo » comme nom.

Avec madame Nathalie Manet-Carbonière

Nathalie Manet-Carbonière et Yannick Coulaud, écologue du CAUE de Dordogne
Nathalie Manet-Carbonière et Yannick Coulaud, écologue du CAUE de Dordogne

Plantation d'un arbre de la Liberté et de la LaïcitéOn joue avec la biodiversité

Yannick Coulaud, écologue du CAUE de Dordogne
Yannick Coulaud, écologue du CAUE de Dordogne

Le second, à côté de la salle des Fêtes, arbre enrubanné de bleu blanc et rouge, est un tilleul nommé « Liberté » et qui est l’arbre de la liberté et de la laïcité. Sa plantation à était l’occasion pour Yannick Coulaud d’expliquer la biodiversité et de faire un jeu autour de ce concept.

Jacques Servia et Nathalie Manet-Carbonière
Jacques Servia et Nathalie Manet-Carbonière

Ensuite, changement de registre avec la conférence sur la laïcité par Jacques Servia, ancien vice-président de la Fondation du Grand Orient de France, un franc-maçon militant de la laïcité et investi depuis très longtemps dans les associations laïques. Lors de cette conférence, le public a changé, plus d’enfants, mais de nombreux adultes sont arrivés. Devant une quarantaine d’auditeurs, Jacques Servia a fait l’historique de la laïcité, insistant sur la richesse des débats et des textes, particulièrement dès la Révolution, puis en 1848 et avant 1905, tout était déjà là et parfaitement défini dès l’origine. Il insista sur la propension des religions à s’approprier et à vouloir confisquer le débat public, un combat permanent, jamais gagné définitivement.

Lors du long débat qui a suivi et qu’il a fallu raccourcir, signe de l’intérêt que suscite cette question. Nous soulignerons l’interrogation de Jean Jacques Merienne qui demanda quelle attitude avoir envers la candidature de Paris aux Jeux Olympiques, sachant que le Comité Olympique autorise depuis 2012 le port du voile et même plus lors des compétitions. Ce qui a amené des questions sur l’égalité homme femme, historiquement cela sortait déjà du sujet, pour finir sur des questions qui s’en éloignaient encore plus sur la propriété intellectuelle du vivant, voire les restrictions des informations par le monde numérique principalement dû à Google ; ce qui démontre une fois de plus l’incompréhension totale du fonctionnement de ce dernier.

Laisser un commentaire