Jazz Nuts Festival d’Auriac, première édition

Première édition de ce festival, car il semblerait bien qu’il y en ait d’autres, c’est avant tout une ambiance, la chaleur de l’accueil d’un village où tous ont participé.

Reportage très imagé, pour ne consulter que les images, allez voir ici.

Jazz Nuts, festival d'Auriac, première édition

Des spectateurs qui voyagent avec les bancs, s’installent à l’ombre, sortent de leur maison, se placent à leur balcon pour écouter tranquillement la musique. Au moment du repas, puis au début du concert de la soirée, bancs et chaises voyagent à nouveau, beaucoup se rapprochant de la scène dès que le soleil s’est couché. Combien sont-ils ? Difficile à estimer avec ces déplacements, quelques centaines, trop peu pour la qualité du plateau, mais beaucoup pour une manifestation dont on ignorait tout il y a quelques mois. Des images pour mieux saisir l’atmosphère de cette fête du Jazz.

 

Ce festival se décomposait en deux journées similaires avec en introduction un concert, puis un repas sous les platanes, pour se terminer par les vedettes en soirée.

JazzOFun
JazzOFun

D’abord un groupe modeste, mais pas sans talent, anime la fin d’après-midi, le samedi c’était JazzOFun,

Plus d’images ci-dessous. Le jeune Camille Dupeyron, le batteur, était aux anges, il remplaçait le batteur de JazzOFun, c’était la première fois qu’il jouait en public avec son père, Jean-Philippe le pianiste. Si les musiciens de ce groupe sont des amateurs, Camille, lui, veut devenir professionnel.

 

Ensuite, après le repas, l’événement, Stéphane Belmondo, trompettiste de renom et ami de Philippe Delbary, à la fois parrain de ce festival et premier musicien en vedette. Cette aventure est avant tout une histoire de copains

Stéphane Belmondo et Philippe Delbary
Stéphane Belmondo et Philippe Delbary

Jesse Van Ruller (guitare) ne pouvant être présent, Stéphane Belmondo a sollicité Jacky Terrasson (piano) pour compléter la formation qu’il constitue habituellement avec le premier et avec Thomas Bramerie à la double-bass autour du thème « Love for Chet ».

En vedette américaine, Jacky Terrasson, il faut dire que Jacky Terrasson et Stéphane Belmondo préparent pour la rentrée un disque intitulé « Mother », leur complicité sur scène est évidente.

Jazz Nuts, festival d'Auriac, première édition

Thomas Bramerie vit sa musique avec une grande intensité, pratiquement toujours les yeux fermés et il est, au final, un peu trop discret.

Le lendemain, le dimanche 7 août 2016, il y avait en ouverture « Les Pieds Devant », avec Arnaud Gransac aux claviers et Manuel Langevin à la contrebasse et au chant. Après le repas, Géraldine Laurent a surpris et enchanté ses auditeurs, elle était accompagnée de Manu Codjia à la guitare et Christophe Marguet à la batterie. Je n’ai pas assisté à ce concert, donc pas de photographie pour cette seconde partie du festival, mais quelques retours de spectateurs très enthousiastes.

Le concert du samedi a duré une bonne heure et demi et, comme vous pouvez en juger sur l’image ci-dessous, public et musiciens étaient heureux de ce temps passé ensemble.

Jacky Terrasson, Stéphane Belmondo et Thomas Bramerie
Jacky Terrasson, Stéphane Belmondo et Thomas Bramerie

L’année prochaine, le festival pourrait bien s’étendre sur trois jours, ou plutôt trois soirées. Nous vous en dirons plus dès que nous en saurons davantage., mais la barre a été placé très haut dès la première édition, un challenge à relever pour l’équipe, faire au moins aussi bien l’année suivante.

 

* Polémique : Le second article de Simon Hamy dans Sud-Ouest le 8 août 2016 « Jazz Nuts à Auriac-du-Périgord (24), une première pour se démarquer » a été peu gouté. Il n’aurait pas assez insisté sur la qualité musicale évidente de ce festival et trop sur la défense du village. Il a fait la part belle à l’anecdote, il a découvert qu’à Auriac, comme dans de nombreux villages, on se bat pour continuer à exister… Mais rien issu de ses longs entretiens avec les musiciens. *

 

Textes et photographies : Jean-Luc Kokel

 

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