Deux premières à Auriac avec l’Oghmac et Jean de la Fontaine

Vous pensiez que les fables de Jean de la Fontaine sont plan-plan ? Que nenni ! Le jeu, la mise en scène, cela vit, les comédiens bougent, jouent, se fondent dans leurs personnages, rien n’est figé.

Elsa Dupuy et Charles Di Meglio
Elsa Dupuy et Charles Di Meglio

Hier, le mardi 26 juillet 2016, nous avons assisté à une double premières, la première du festival Oghmac, mais surtout la première représentation d’un spectacle bâti autour des fables de Jean de la Fontaine par la troupe Oghma, plus précisément ici par Elsa Dupuy et Charles Di Meglio. Ces deux-là sont plus que complices, ils communient littéralement dans cet exercice.

La grange était bien remplie, une quarantaine de personnes, c’est peu, et c’est beaucoup pour un spectacle voulu sans sonorisation et rappelons-le, éclairé à la bougie*. On regrettera l’absence de Sylvie et Alain qui étaient venus jusqu’à Auriac-du-Périgord, mais qui n’ont pas trouvé le lieu-dit Beaupuy, malgré une signalétique un peu discrète ; sont-ils les seuls ? Pour les deux prochaines représentations de l’Oghmac, cela ne se reproduira pas, elles se déroulent en des lieux parfaitement localisables, les abords de l’Église d’Auriac-du-Périgord et le château de l’Herm à Rouffignac.

Elsa Dupuy
Elsa Dupuy

Le jeu particulier des comédiens n’est pas une pure création, le mouvement particulier et délicat des mains des comédiens est issu de recherches dans les documents d’époque, mais aussi en observant les tableaux. Quand rien n’est disponible, les comédiens réinventent en essayant de conserver le sens du jeu.

Charles Di Meglio
Charles Di Meglio

Charles Di Meglio a bénéficié de la connaissance de ce théâtre accumulé par Eugène Green, né aux USA, mais qui a choisi la nationalité et la langue française ; il a créé le Théâtre de la Sapience et mis en lumière le théâtre baroque que les Français avaient, plus ou moins, oublié.

Ces Fables seront-elles sans lendemain ?

Il semble que non, déjà elles devraient être rejouées dans la région parisienne en juin prochain, mais il n’est pas impossible qu’elles soient également présentées d’ici là au public périgourdin ; c’est le désir de la compagnie Oghma et des démarches sont faites dans ce sens.

 

Pour ceux qui voudraient en savoir plus sur le théâtre baroque :

 

* Veuillez excuser la piètre qualité des images due au contexte et à des contraintes matérielles.

Textes et photographies : Jean-Luc Kokel

 

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