C’est donc finalement et officiellement « LASCAUX »

On le dit depuis quelques temps, le nom de futur Centre International de l’Art Pariétal est désormais et simplement « LASCAUX », Lascaux et rien d’autre, plus de IV.

LascauxCette métamorphose simplificatrice s’accompagne d’un nouveau site internet : www.lascaux.fr et d’un nouveau logo pour Lascaux. Ce logo est minimaliste, il reprend peu ou prou la façade du centre, qui elle-même est censée évoquer l’aspect feuilleté de la base de certaines falaises, la stratification interne des calcaires du crétacé.

Réservation en ligne

Enfin ! depuis le 22 juin, il est enfin possible d’acheter son billet en ligne, et donc de venir à Montignac seulement pour Montignac, et non plus pour sa billetterie ! Les réservations sont par ici : http://reserver.lascaux.fr/fr/voir-et-a-faire.

Provisoirement, la billetterie du centre de Montignac comptera un second guichet. On peut donc s’attendre dès aujourd’hui à une réduction de la file d’attente place Léon Magne, ce qui est loin de réjouir certains commerçants, mais améliorera grandement le confort des visiteurs, dont certains renonçaient parfois à la visite devant cet accueil.

Centre d’art ou de l’art pariétal ?

Durant les discours lors de l’inauguration du Centre International de Séjour à Montignac, Germinal Peiro, le président du Conseil départemental de la Dordogne, avait signalé les discussions autour des appellations « centre de l’art pariétal » et pas « centre d’art pariétal ». Je lui ai donc demandé le pourquoi du choix d’un « centre de l’art pariétal » ?

Cette interrogation lexicologique a fait l’objet d’une discussion de deux heures au Conseil départemental. Ce choix subtil de l’appellation de ce centre traduit une grande ambition pour celui-ci ; un centre d’art pariétal aurait signifié un centre parmi d’autres. En faire le centre de l’art pariétal souligne un caractère unique, Lascaux se veut devenir le point de convergence de l’art pariétal dans le Monde, l’endroit où tous les sites d’art pariétal seront accueillis ; il y a là une rupture avec la politique de Bernard Cazeau qui voulait réserver ce centre uniquement à Lascaux. Ce choix, ce pari pourrait se révéler être l’option gagnante qui attirera à Montignac des publics qui auraient été réticents à venir. Croire que Lascaux s’imposerait par sa simple existence relève d’un optimisme sans borne, d’une part on n’est pas assuré que d’autres grottes ornées ne soient découvertes à l’avenir, d’autre part, l’effet de mode a le défaut de se démoder très rapidement, voir plus loin que le buzz médiatique qui va accompagner l’ouverture de Lascaux est une démarche saine.

 Comme il est annoncé sur le nouveau site, ce centre sera le « futur équipement touristique et culturel de référence en France et dans le monde. »

 

L’ouverture du Centre International d’Art Pariétal est prévue pour le 15 décembre 2016.

Textes : Jean-Luc Kokel

 

2 pensées sur “C’est donc finalement et officiellement « LASCAUX »

  • lundi 27 juin 2016 à 15 h 53
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    Lascaux n’est pas cet objet touristique promis au plus grand nombre…Lascaux est une grotte ornée peinte et gravée il y a 17000 ans, redécouverte il y a un peu plus de 70 ans et qui est retournée maintenant dans le silence d’une colline redevenue sauvage.
    On peut s’étonner que le même nom soit donné à une oeuvre et à sa copie…
    Et puis soudain, réaliser qu’une voiture s’appelle bien Picasso et qu’elle a comme visuel le fac-similé de la signature de l’artiste…
    Alors on ne s’étonne plus et, consterné, on retourne lire Georges Bataille…

    • lundi 27 juin 2016 à 16 h 06
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      Lascaux est avant tout le nom d’un lieu, le nom qui a été attribué à un site dont on n’a jamais connu le/les noms que son ou ses auteurs lui ont donnés…
      Maintenant, Lascaux c’était aussi cela : Lascaux avant Lascaux : De l’origine d’un domaine noble à « l’invention » d’un site préhistorique majeur – http://inventaire.aquitaine.fr/decouvertes-virtuelles/focus/lascaux-avant-lascaux.html
      Cette grotte est devenue un objet touristique, mais dès l’origine, aurait-il fallu accepter que ce lieu serve à la distraction du public, était-il à même d’en saisir, d’en interpréter, d’en comprendre la richesse ?

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