Au bonheur des dames… en exposition

Vendredi soir, le 9 décembre 2016, Daniel Renouf a inauguré sa nouvelle exposition « Au Bonheur des Dames » autour de deux artistes féminines qui travaillent sur la préhistoire. L’une d’elles, Sandra Courlivant Sculptrice est déjà présente avec quelques œuvres depuis un mois et a fait l’objet d’un précédent article : Des bisons se sont échappés de la Grotte de Lascaux. Cette fois-ci, nous l’avons rencontré.

Les sculptures présentées sont réalisées en argile (grès blanc) cuite à 1100° au feu de bois, à l’ancienne, et colorées à l’aide de pigments naturels (pigments de terre, oxydes et pigments minéraux naturels en poudre). Sandra Courlivant pourrait multiplier les animaux de l’art pariétal reproduits en sculpture, mais ce n’est pas sa démarche, elle tient à retrouver leur esthétique en mouvement, à se rapprocher d’une reproduction vivante et naturelle.

Sandra Courlivant Sculptrice avec une de ses œuvres, pour en donner l’échelle

 

La seconde, Claire Artemyz, a d’abord été médecin et neurobiologiste avant de suivre une formation en arts plastiques à Paris et de se consacrer à la photographie. Elle présentera une vingtaine de photographies argentiques de petites sculptures préhistoriques issues des musées confluences de Lyon, de l’Homme à Paris et d’archéologie nationale à Saint-Germain-en-Laye.

Pour accompagner son exposition, quelques photographies ont été tirées sur bâche et sont visibles sur les murs de la ville.

Claire Artemyz, photographe, devant quelques-unes de ses productions

Jouant sur les éclairages, les angles de prise de vues et les cadrages, elle « cherche à révéler des aspects inattendus et intimes de ces vestiges, comme s’il était possible de retrouver ainsi la trace d’une vie dont nous ne saurons presque rien. »

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Femme au renne (c’est pour bientôt), 10 x 6,5 cm, Laugerie basse, Les Eyzies

Pourquoi utiliser l’argentique ?

Pour la matière de l’image, un modelé qu’elle n’obtient pas avec le numérique, aussi pour ne pas recadrer l’image. Elle travaille en 24×36 Canon et Nikon, bien qu’elle dispose depuis quelque temps d’un plein format Canon. Évidemment, vu la taille de ses sujets, elle utilise des objectifs macros, dont un 105 mm.

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La Vénus de Polichinelle, 6 cm de hauteur, vers -25 000 ans, Balzi Rossi en Liguri

Depuis cette semaine, quelques photographies de Claire Artemyz s’affichent sur les murs de la ville, comme ici sur la mairie.

Affiches expo Claire Artemyz sur la mairie
Tête du cheval sculpté en ivoire de la grotte des Espélugues à Lourdes conservé au Musée National d’Archéologie de Saint-Germain-en-Laye, longueur totale 73 mm

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