39 jeunes immigrés sont arrivés à Montignac

Cette nuit, le jeudi 3 novembre 2016 vers 2H30, une quarantaine adolescents Afghans et Irakiens de Calais sont arrivés au Manoir du Chambon à Montignac, précisément trente-sept Afghans et deux Irakiens, tous de sexe masculin et dont l’âge annoncé serait de 12 à 17 ans. Durant leur voyage qui a duré douze heures, ils ont été photographiés et interrogés par deux fonctionnaires britanniques, le résultat cette enquête dont on ne peut prévoir la durée, leur ouvrira ou non les portes de la Grande-Bretagne, car a priori, ils ont de la famille qui les y attend.

Accueil des jeunes migrant au manoir du Chambon
Le Manoir du Chambon est un centre de vacances et de séjour scolaire de la Ligue de l’enseignement de la Dordogne

 Ce n’est pas un hébergement fermé, ces jeunes seront accueillis dans de bonnes conditions, on leur offrira un temps de repos. Durant les premiers jours, ce sont des personnels de la Croix rouge qui s’occuperont d’eux avec les permanents du Manoir du Chambon, ensuite, la Ligue de l’enseignement recrutera du personnel en fonction des langues parlées par ces jeunes.

Germinal Peiro et Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc, préfète de Dordogne, à l'arrièe plan, le directeur de l'établissement et Nathalie Manet-Carbonière
Germinal Peiro et Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc, préfète de Dordogne, à l’arrière-plan, le directeur de l’établissement, Patrick Michel, et Nathalie Manet-Carbonière

Le Manoir du Chambon est construit autour d’un bâtiment du XVIe siècle avec un parc de 5 ha, il héberge des jeunes durant les périodes scolaires et des familles en été. Sa capacité est de quatre-vingt-huit lits en période scolaire et de cent lits en été. Ce centre se situe à un quart d’heure à pied du centre de Montignac.

Accueil des jeunes migrant au manoir du Chambon
Les officiels et la presse ont visité une chambre.

Ces adolescents n’ont pas vocation à rester dans la région, ils ont fait environ 7.000 km pour arriver à Calais et leur désir est d’aller en Angleterre. Dans un premier temps, ils seront pris en charge par l’État français jusqu’en février 2017 au maximum, ensuite, les jeunes qui resteraient seront à la charge du département de la Dordogne, comme il le fait habituellement pour un millier de jeunes sans famille.

Germinal Peiro et Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc, préfète de Dordogne, à l'arrière plan Christian Teillac et Mireille Bordes
Une conférence de presse a été improvisée dans une chambre, la n° 13. Germinal Peiro et Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc, préfète de Dordogne, à l’arrière plan Christian Teillac et Mireille Bordes

Chacun se mobilise pour que ce séjour se déroule dans les meilleures conditions, malgré le délai très court : les services de l’État, le département de la Dordogne, la municipalité de Montignac, la Ligue de l’enseignement qui a su répondre rapidement à la demande qui lui a été faite, la Croix rouge, etc. Apparemment, les jeunes ont compris que l’on s’occupe d’eux et que leur situation peut se résoudre, resteront-ils, tous, à attendre sagement, comme ce matin où bon nombre sont allés jouer au football ?

Accueil des jeunes migrant au manoir du Chambon

Renseignement pris, la majorité légale est de duit-ans dans le plus grand nombre de pays, dont l’Afghanistan, le Royaume-Uni, plus rarement quinze ou vingt-et-un ans.

Pour respecter les consignes de la préfecture, je n’ai pas photographié ces jeunes qui sont a priori mineurs.

 

2 pensées sur “39 jeunes immigrés sont arrivés à Montignac

  • vendredi 4 novembre 2016 à 0 h 16
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    Bienvenue à tous ces jeunes. A première vue, ils ne sont pas destinés à rester en France donc à apprendre le français ?
    Si nécessaire, je peux donner un coup de main. Je suis AS, retraitée de l’EN.

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